Ce soir, je n'ai pas sommeil. Pas le moindre baillement à l'horizon, ni même les paupières qui s'alourdissent. Vite, un calendrier ! Ce n'est pourtant pas prévu maintenant, ces choses qui empoisonnent la vie une fois par mois. Ce n'est pas la pleine lune non plus, ça se saurait !Alors que faire quand le sommeil ne vient pas et quand on est en quarantaine ? On peut par exemple :
- se remémorer les grands moments de sa vie : non, trop long et trop chiant !
- ouvrir le frigo et manger les restes : c'est bien connu, qui dort dîne !
- appeler un copain, au hasard : cela peut être fun, pourvu qu'il ait le même humour et qu'il soit tout autant amnésique bien sûr !
- ouvrir une caisse, enlever le film de protection et faire exploser les "bubbles" : ouais c'est cool mais on devient accro à la longue !
- zapper comme une folle : après minuit, les programmes sont ma foi assez ciblés, pas l'idéal lorsqu'on est en quarantaine (je répète : en quarantaine !).
- boire une camomille : c'est même pas la peine ! Et d'ailleurs pas de ça chez moi !
Il ne reste plus qu'à compter les moutons. D'ailleurs, je n'ai jamais compris le pourquoi des moutons ! Un mouton ça pue et ça fait un bruit pas possible, beeeeeeeeeeeh ! Ok, je vais m'y prendre autrement alors : un cheveu blanc, deux cheveux blancs, trois cheveux blancs, quatre cheveux blancs, ... Stop ! Ben merde alors, y en a tant que ça ? Bon, finalement je retourne à mes moutons...
2 commentaires:
Et bien Miss, me voilà ! C'est ici que le silence de tes congénères m'a inspiré. Pas un seul commentaire !
Volubilement expansif pour le débat existentiel entre la frite Billy ou m'biau, tes solitaires insomnies ne semblent point les inspirer…
Pourtant qui ne pourrait assimiler le désarroi d’une âme esseulée à la recherche du vertige obscurantiste d’un profond sommeil ? Qui ne s’est jamais laissé aller au traumatisme d’une terreur prémonitoire devant les dégâts d’une nuit blanche ? Faudrait-il minimiser, voire occulter, les ravages atroces d’une expérience oh combien éprouvante pour notre organisme ? Car à quoi bon se voiler la face ma chère Steph, l’insomnie se paie cash, par un sommeil tout d’abord, lourd, vicieux, traître, insidieux, s’installant contre toute attente quand la conscience s’est accommodée d’une insomnie inattendue, le voilà qui s’installe au petit matin envahissant et voluptueux, La victime est perdue, c’est avec l’esprit fumeux et obscur qu’elle émerge au pire moment, ce satané réveil matin, acheté en promo chez Casa, lui arrache des bribes de conscience des lambeaux de son cerveau, titubant et atomisée par les ravages de cette nuit trop courte, la lumière criarde, crue et agressive de la salle de bain l’achève dans un gémissement inhumain, les fesses sur la lunette du WC, l’insomniaque est en train de mourir…
Hélas non. L’insomnie n’a pas fini de faire payer l’audace de celui qui y goûte, toute la journée durant, le zombie insomniaque portera les cicatrices de son inégal combat. Les ombres maléfiques flottant dans son environnement professionnel sauront lui rappeler son impitoyable défaite : « T’en a une de tête Steph aujourd’hui ? T’as baisé toute la nuit ? »
Bien à toi, Luc
Et bien, tu en as mis un de temps dis donc ! Je savais qu'en te filant l'url du blog, je devais m'attendre au meilleur comme au pire. Mais avec toi, même le pire a un goût délicieux. Notre rencontre, fortuite, est une des plus incroyables qui nous soit arrivée. Tu étais d'abord cette voix, rassurante, aux mots percutants, puis un regard, avec une profondeur qui n'a jamais faibli. Avec toi, l'insipide n'existe pas. Et même si un jour tu croyais m'avoir plumée (avec ton fameux "coup de la plume" justement), n'y avait-il pas plus belle preuve d'amour que celle-là ? Tendrement, Steph
Enregistrer un commentaire