15 avril 2006

Toutes griffes dehors...

Lorsque un animal se sent seul face à un danger imminent qui le guette, son premier réflexe est de sortir ses griffes pour éloigner tout ennemi potentiel, à l'affût d'un quelconque trophée substantiel, ou par simple provocation, en quête d'un banal duel qui pourrait tourner mal. Il lui faut donc user de tous les stratagèmes possibles pour sauver sa peau ou son honneur.

Cette loi de la jungle est valable pour tous, et pas seulement dans des environnement hostiles, parmi une faune sauvage assoiffée de sang. Il en va hélas de même dans l'univers impitoyable des humains (et bien au-delà de l'empire Ewing !). La petite olive que je suis, née sous le signe du Lion dans l'année du Tigre, fonctionne comme ça également. Et en ce moment, les coups de griffes n'y vont pas de main morte ! Je dirais même qu'ils sont directement proportionnels à la pression subie. Mais loin de moi l'idée de me plaindre. Grrrrrrrrrrrrrr...

Aujourd'hui, tout n'est que compétition, "Marche ou crève !". Pourtant, le "sur-place", c'est bien aussi. Ca laisse le temps de reprendre son souffle et d'admirer un paysage qui finira peut-être par s'auto-détruire, si on ne lui accorde plus aucun crédit.

Au fil du temps, nous nous sommes conditionnés à avancer vite et loin, comme sur une autoroute à cinq bandes où l'on roule dans une anarchie totale, sans aucun code de conduite concernant le dépassement. Et lorsque la fatigue se fait ressentir et que l'on s'autorise un petit arrêt sur une aire de repos, on se fait parfois surprendre par un pervers sorti du buisson...

Bien sûr, tout ceci n'est que le concentré métaphorique de quelqu'un qui a besoin de vacances. Et les vacances, parlons-en justement car je viens de me réserver une semaine de thalasso au soleil, du top luxe recommandé, à un prix presque... dégriffé ! Joyeuses Pâques à tous...

4 commentaires:

Anonyme a dit…

cool ma belle! t'as de la place dans tes bagages?

Olive pourpre a dit…

Je ne sais pas si j'aurai assez de place car je prends une mini-valise, deux bikinis, des serviettes éponges, de la crème solaire, une fiole de potion magique pour essayer d'être zen en avion (c'est pas gagné), un bouquin et un stylo si l'immensité bleue me donne de l'inspiration, entre les massages à 4 mains et les bains bouillonnants. Plus que 2x7 dodos, vivement !

Anonyme a dit…

Intéressant ton parallèle entre l'animal sauvage et l'humain. C'est tellement vrai, les griffes en cas de danger. Qui détermine le danger? L’instinc? La peur? L'émotion? La douleur ?

Parfois un vétérinaire, un passant, un enfant qui n'ont que de bonnes intentions se font sauvagement griffer ou mordre par un animal qui ne se pose pas de question, sans discernement. Pas juste ! Chez certaine victime, cela fait très mal et cicatrise très lentement.
Heureusement chez les humains cela n’arrive que très rarement…

Olive pourpre a dit…

"Entre nous", je pensais que la confidence allait être plus... profonde.

L'évocation d'une cicatrice, c'est déjà profond en soi, je te l'accorde. C'est bien que tu parles d'instinct, car c'est avec ça que je fonctionne.

Et s'il est parfois "basic", il est rarement furtif, c'est ce qui s'appelle avoir du pif !