Il y a bien longtemps que je n'ai plus regardé les étoiles. M'arrêter un instant, le nez en l'air, et me laisser aller à la contemplation... Il est vrai que le ciel n'est pas toujours propice à l'observation, encore moins en ville, avec toutes ces lumières parasites. Les étoiles, je devrais pourtant y être sensible, puisque ma date de naissance, début août, correspond à la nuit des étoiles filantes. De là à dire que je suis née sous une bonne étoile, il n'y a qu'un pas ! Hélas, une étoile filante n'est pas un étoile : c'est un météore. J'ai donc vu le jour sous une pluie de météores...Tout cela me rappelle une anecdote qui me fait sourire aujourd'hui mais qui, à l'époque, aurait failli nous coûter la vie... Ainsi, il y a une dizaine d'années, je voulais fêter mon anniversaire de manière originale, de façon à marquer le coup. Effets garantis ! J'avais donc proposé à quelques copains de gravir le terril près de chez moi, afin d'y passer la nuit en observant les étoiles filantes. Je dois préciser qu'en prélude à cette petite excursion, nous avions bien mangé et surtout bien bu. Ce qui, forcément, n'a pas favorisé l'ascencion de cette "montagne de charbon". De plus, nous étions tous munis de lampes torches qui se sont consumées plus vite que prévu ! Si bien que Fabule et moi avons eu quelques difficultés lors de l'escalade. Tels des sables mouvants, nous étions aspirées par le bas !
Sans l'aide de nos deux vaillants sauveteurs, nous ne serions peut-être plus de ce monde...
Cette ascencion du terril allait nous réserver d'autres surprises. Arrivés au sommet, après s'être confortablement installés sur des couvertures, nous nous sommes vite aperçu que nous n'étions pas seuls. Nous étions dans le noir absolu de manière à économiser la dernière torche pour la descente du terril. C'est donc à la lueur du briquet que nous avons identifié nos envahisseurs : des sauterelles par milliers ! Elles étaient partout : dans les cheveux, sur les bras, les jambes, dans les paquets de chips, bref notre observation des étoiles allait être quelque peu écourtée. Nous avons courageusement fait abstraction de cette invasion pendant quelques heures, le spectacle était magnifique. Les étoiles filaient sous nos yeux et nous avons fait mille et un voeux cette nuit-là, notamment celui d'en ressortir vivant... La descente fût d'ailleurs tout aussi dangereuse que son ascencion, avec les jambes tremblotantes et la peur au ventre. Mais avec des étoiles dans les yeux et un anniversaire que je ne suis pas prête d'oublier !
PS : la photo pourrait faire croire à une constellation située à des années-lumières d'ici... L'oeil averti aura compris qu'il s'agit de feux d'artifices (en l'occurence ceux du 13 juin 2006. Spéciale dédicace à l'Indécis...).
6 commentaires:
L'Indécis vient ce soir lire le blog qu'il aime, celui de son Amie l'Olive.
J'avais bien compris qu'il s'agissait d'une image en forme de clin d'oeil et merci pour la spéciale dédicace.
Tes choix sont justes et tes mots frappent toujours là où il faut.
Tu sais que peu importe; le lieu où sont prises les images ne doit pas être forcément indiqué, seul le sens à de l'importance.
J'écrivais récemment dans ce journal que j'avais été heureux de me trouver avec toi ce soir là et que tes yeux émerveillés étaient remplis d'étoiles... (quelque chose comme ça du moins).
Ces étoiles du 13 t'ont sans doute rappelé ces autres du terril aux sauterelles, la peur en moins certes. L'image était là, au fond de toi, elle a surgi d'un coup, elle s'est imposée d'elle même.
Tu as décidé de nous l'offrir et sans oublier de mentionner ce qu'elle avait de terrifiant tu nous as offert la part de merveille qu'elle contenait aussi et... surtout.
C'est un beau cadeau.
Merci.
Bise
...
Cher oiseau de nuit, une fois de plus, merci pour tes jolies phrases...
Tu sais, j'étais émerveillée ce soir-là, non pas par ces poussières d'étoiles (qui ne sont qu'artifice, comme le nom l'indique) mais par la magie de l'instant, entourée de gens vrais, réunis par le fruit du "non-hasard".
Quant à l'aventure sur le terril, elle témoigne d'une certaine époque insouciante, où la quête de l'insolite primait sur le reste. Et je te jure que cette nuit-là je me suis offert une des plus grosses frayeurs de ma vie. Il faut savoir que lors de la descente du terril, il ne restait qu'une seule torche pour 7 personnes. Si bien qu'à un moment donné, le premier de file a crié "stop, donnez-moi la lampe". Il était moins une ! Nous nous dirigions en plein dans le ravin... Mourir le soir de son annif, un peu stupide hein !
Je t'embrasse.
Oui, j'imagine la situation... Pas drôle !!! Tomber, Obsurité, Cri, Frayeur... Elle me rappelle un cauchemar récent: j'étais perdu et je cherchais mon fils dans les ténèbres. Je voyais des fantômes et ils passaient tout contre moi, c'était dans un sentier, j'essayais d'appeler mon enfant mais de ma bouche ne sortait aucun son. J'avais pourtant trouvé sur le sol un trousseau de clés (le mien) qu'Il avait laissé là, à mon attention pour me montrer le chemin... Il paraît que je criais dans mon sommeil : "Djambo, Djambo !!! " ...
C'est vraiment curieux; "Djambo" en borain ça veut dire "gamin" ou "garçon" et jamais je ne prononce cela dans la vie courante mais dans mon sommeil d'alors, je me souviens, je voulais (et ne pouvais) crier ou appeller "Thomas" et je criais "Djambo" sans m'en rendre compte.
"Djambo" ça a aussi pour ceux qui connaisse un peu les couleurs de la langue, une connotation sentimentale. On dit "Djambo" à celui qu'on aime et qu'on apprécie... "Djambo" c'est plus fort que le prénom c'est comme dire "Mon Amour" à celui ou celle qu'on aime.
J'étais perdu dans mon rêve mais l'amour pour mon enfant (de 21 ans) était présent, très fort en moi tandis que je dormais.
Je m'éloigne du sujet mais pas tant qu'on ne pourrait le croire...
La petite Olive au bord du ravin, prête à faire le grand saut dans l'au delà.
Non ! pas ça ! Je ne peux même pas y penser tant la pensée est douloureuse !
Je ne veux pas croire au malheur, il n'existe pas ;-) La preuve, elle est là, avec sa verve, et son talent, elle ravive en moi l'envie de m'exprimer sur des sentiments très personnels, c'est une dénicheuse de confessions, une sorcière dans le sens bon du terme...
Je l'aime et l'embrasse
l'....
A y réfléchir de + près, je me demande s'il ne faufrait pas ajouter un "T" à "Djambo" car on dit "Djambote" ou "Djambotte". C'est peut être un détail mais il faudrait le vérifier.
Salut l'ami, merci pour cette confession touchante, celle d'un père en détresse, inquiet de ne pas voir son fils, au point de le rendre muet, impuissant. Les récents faits divers (dramatiques) sont sans doute à l'origine de ce cauchemar. Quant aux clés, à toi de voir quelle porte tu aimerais ouvrir...
Cela fait longtemps que je pense à un article sur les rêves. Le problème, c'est qu'il risque d'y avoir des kilomètres de lignes à lire, car je suis très créative la nuit. Mon esprit ne se repose hélas jamais et m'emmène parfois à des années-lumières... sous doute pour mieux me rapprocher de moi-même...
Quant au mot "djambo", je l'écrirai volontiers "djimbo". "Raweit é coup el djimbo doulà, qui va kéer des frites al barake del grosse. Il a toudi une sakée qui ne va né ! Il inwane sti là !"
Mais ma parole t'es encore plus boraine que moi !!!
C'est magnifique ! Merci Djimbotte d'abord !
Ouais, les rêves, c'est quelque chose.
Moi, j'en ai un récurrent, je le raconterai volontier sur mon blog.
Je ne sais aussi si c'est l'âge mais je dors de moins en moins, je me réveille tout le temps, j'ai du mal de me rendormir.
ça doit être comme toi; l'esprit tjs éveillé, tjs tendu, inquièt, préoccupé etc.
Bouh ! J'd'ai quelque fois bien marre...
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