L'été, les festivals fleurissent de partout, faisant le bonheur de la tranche 18-35 ans (ouf, j'en fais encore partie!). Sous ce soleil de plomb (qui nous honore depuis quelques semaines), rien de tel que l'ambiance festival si l'on veut combiner le plaisir des yeux et des oreilles dans un univers qui lui est propre : un microcosme éclectique... De tous les festivals belges, c'est sans doute celui de Dour qui fait l'unanimité pour la plupart des connaisseurs. Bien sûr, si l'on veut admirer de grosses pointures, c'est à Werchter qu'il faut aller... Mais cela donne l'impression d'un festival un peu lisse, même si certains live restent inoubliables (Björk forcément, Radiohead, Moloko et bien d'autres). Tandis que Dour nous offre du petit et moyen format, des groupes locaux qui s'alternent avec des contemporains internationaux. Avec ça et là des has been ressuscités pour l'occasion ainsi que des noms sortis de nulle part, que l'on s'empressera ensuite de downloader, tant la surprise était de taille.
La diversité des genres dans un cadre surprenant, voilà comment j'aime décrire Dour. Hélas, je n'ai vu que la partie cachée de l'iceberg. Car le vrai festivalier ne se contente pas de faire la fête pendant quatre jours, il dort sur place ! C'est au pied des terrils que les tentes se dressent dès le mercredi soir. L'ambiance y est - dit-on - plus que conviviale et on y dort très peu, forcément. Tandis que certains s'accouplent, d'autres ont les sens qui se décuplent. Cela peut devenir un véritable calvaire, pour peu que l'odorat soit trop développé. Car, au fil des jours, ce ne sont pas les odeurs qui manquent !
Mais revenons à la diversité des genres. Avec les six scènes qui sont proposées, on peut à la fois voir un mec se gratter les dreadlocks sous le chapiteau ska, se claquer la tête par terre sous le chapiteau metal, vibrer au son d'un violon perdu au milieu de nulle part, sautiller sur du rap de banlieue, se déconnecter sur de la drum and bass made in London... On peut aussi se poser n'importe où et humer l'herbe du voisin qui tente une conversation proche de l'existentialisme. Définitivement, Dour est ce festival où l'on se sent comme à la maison et qui, paradoxalement, peut nous emmener jusqu'au bout du monde... Alors, comme dirait l'autre, pourvu que ça "Dour" !
5 commentaires:
Ah la la, avec mes 45 balais, je suis sorti de la bonne tranche :-(
Je n'y ai pas mis les pieds cette année (j'avais de bonnes raisons ; une petite madame à dorlotter après son opération de jeudi) mais ce n'est pas faute de l'avoir vécu en long et large dans les années passées, je pense même que depuis que j'ai dépassé l'age (cad 35 ans) j'ai du le faire 9 années de suite dont plusieurs en VIP... ;-)
C'est vrai que l'ambiance de Dour est tout à fait unique et s'il n'en restait qu'un à faire, ce serait celui là ne fut ce que pour cette belle convivialité qui y règne.
Côté odeurs oui en effet c'est fort diversifié mais je vois que tu sais choisir aussi les bons endroits en t'asseyant par exemple là où c'est particulièrement enfumé et où de grandes idées philosophiques sont évoquées...
Je t'embrasse
Samuel
Bonjour Samuel, je te croyais en vacances...
Rien de grave pour l'opération de la petite madame que je connais si bien ?
Cette année, je n'ai fait que le dimanche malheureusement, et encore, je n'y suis restée que quelques heures, tant la poussière était difficilement supportable. La fatigue et la canicule ne m'ont pas aidée non plus. Mais l'année prochaine, j'y serai dès le jeudi si tout va bien.
Concernant l'endroit où se poser, je n'ai pas trop eu l'occasion de respirer cette atmosphère-là cette année (je faisais référence aux autres années). Je dois avouer que j'ai eu un petit pincement au coeur (c'est plus fort que moi) en passant devant un endroit précis, dans la montée qui mène à la grande scène de gauche (The Red Frequency Stage), à proximité des toilettes. C'est en effet là que j'avais immortalisé Pat en train de tasser son herbe avec un brin de paille, entre deux prises de vue en backstage...
Alors oui, Dour, définitivement dans mon coeur !
A bientôt mon grand, bises à la petite famille...
En vacances !?
Oui, dans un Hôtel 3 *** " Chez Ghuisoland " à Frameries... Tu connais ?
Ce n'était pas une grave opération mais il fallait y passer, elle t'expliquera. Elle va bien.
Nous partons le 26 à Venezia, Marc rentre le 25 ouf !
Oui de la poussière j'imagine qu'il y en avait, j'allais récupérer Monsieur Delcroix Junior et sa copine car ils préfèraient rentrer à la casa et dormir dans un lit bien douillet plutôt qu'au camping et vu l'état de leur pieds et de la salle de bain après leur passage je devine que ça n'était pas triste.
Ah Patrick, du mal de l'oublier hein ? Je comprends... tiens j'ai retrouvé en rangeant des photos de lui, faudra que je te les montre même si je suis à peu près sûr que tu les connait.
Bon,je vais te laisser j'ai du boulot.
Toi, tu pars ?
Encore bises à toi l'Amie, la fidèle.
Samuel
Ps c'est drôle de s'écrire comme ça ici. Avant on s'écrivait des emails et on était les seuls à les lire, aujourd'hui on écrit ici et tout le monde peut lire nos "épanchements", dans le fond c'est pas plus mal.
Il y a peut être quelqu'un, quelque part qui ne se fait pas connaître mais qui nous lit régulièrement, un lecteur ou une lectrice anonyme qui nous suit et qui se fait une idée de ce que nous sommes...
Ah, c'est donc là que tu te caches ;-) Comme je te le disais dans le mail, je passerai peut-être te voir samedi, si je suis dans le coin.
Très bien Venise, mais avec cette chaleur, prépare l'anti-moustique ! Je me rappelle y être allée une fois, en été. A l'époque, les cabines téléphoniques existaient encore. Les moustiques attaquaient en masse, attirés par la lumière de la cabine. Je revois encore ce monsieur avec une barbe virtuelle, composée de moustiques !
J'ai hâte de voir ces photos en effet... Même s'il n'est pas toujours bon de replonger dans le passé, ça fait partie de moi, un point c'est tout...
Oui c'est une jolie correspondance. Je peux te dire en effet - sans vantardise aucune - que nos écrits sont lus par pas mal de gens, qui restent dans l'ombre pour la plupart. Ils préfèrent faire leurs commentaires en direct ou par mail. Un peu comme lorsqu'on fait une expo photo... Certains préfèrent laisser une trace dans le livre d'or. Tandis que d'autres viennent trouver l'artiste directement. Moi, ce que j'aime par-dessus tout quand je fais (ou plutôt faisais) des expos, c'est justement de pouvoir me promener discrètement parmi les badauds et écouter leurs commentaires, sans me présenter... Pudeur ou curiosité ? Les deux sans doute ! Bisous.
Bonjour,
Si tu veux voir les photos que j'ai pris sur le festival: http://www.dream3w.com/photos/dour2006
Bon surf,
Stephan
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