Qu'il est bon de se faire désirer ! Susciter le manque, le questionnement. Inversément, qu'il est ennuyeux de consulter un blog statique ! On pointera du doigt une certaine paresse, voire une certaine lassitude... Dès lors, puisqu'il est question d'inverser les rôles, jouons le jeu jusqu'au bout et - une fois n’est pas coutume, ce n’est pas moi qui vais écrire mais bien le lecteur (s’il y en a toujours !).Marche à suivre : il s’agit d’écrire une histoire (dans le champ «commentaires») en utilisant TOUS les mots énumérés ci-dessous. L’ordre ne doit pas être respecté, les verbes peuvent s’accorder.
Chaleur - Drap - Trouble - Echappatoire - Regard - Percuter - Sensation - Graffiti - Bulle - Parenthèse.
Exemple :
"Il faisait nuit. Le genre de nuit qui semble interminable lorsque le sommeil ne vient pas. Le contact du drap devenait insupportable et, paradoxalement, j'étais incapable de me dégager de cette sorte de placenta imaginaire entre un monde réel et un corps qui cherche à se mettre en veille. Dans cette bulle impalpable, il ne me restait plus qu'à laisser l'âme se révêler. Car, lorsque celle-ci se réveille, elle se met parfois dans un état tel que se sont les états d'âmes qui parlent... Et - tadam ! - les pensées percutent... les idées fusent. Me plongeant rapidement dans la confusion, ou plutôt la con-fusion ("fusion de conneries"), celle que l'on puise dans la richesse de l'inconscient. (Le développement de ce thème nécessiterait une parenthèse trop longue dans le récit). Il me fallait dès lors trouver une autre échappatoire... Il faisait nuit. Le genre de nuit dont la chaleur étourdit mais qui rend paradoxalement insomniaque. Je m'approchai alors de la fenêtre, cherchant à accrocher le regard du premier passant venu. Hélas, dans ce dédale de rues, seuls quelques chats errants jouaient aux ombres chinoises devant les murs couverts de graffitis. Etais-je donc la seule à subir la lourdeur de la nuit dans cette ville ? Ce grand moment de solitude sema davantage le trouble dans ma tête. Mais il avait au moins l'avantage d'apporter la confirmation que j'avais toutes les raisons d'être insomniaque. Et cette certitude me plongea alors dans une sensation de quiétude intense, tant et si bien que Morphée vint frapper à la porte dans la minute qui a suivi..."
A vous de jouer !
14 commentaires:
En voila une idée qu'elle est bonne et un texte qu'il est bon ! Du vécu, j'vous l'dis mam'zelle ça se sent ! ça sonne juste et c'est très bien écrit.
Je relève le défi, faut juste me laisser le temps (les vacances approchent, c'est bon signe...).
Je peux proposer une idée aussi pour prolonger encore ce plaisir d'écriture ? Oui ?
Je demande que le texte soit illustré d'une écriture de lumière sous la forme de trois photos (pas plus) qui résument l'esprit et que l'on présente sous forme d'un triptyque...
Qu'en dis tu ?
Biz
Samuel
Je dis que c'est une super idée !
COncernant la photo, la mienne était dans un fond de tiroir, j'ai pas été la chercher bien loin, faute de temps :-(
Mais let's go pour l'idée du triptyque, à vos plumes !
A tout bientôt, bonne nuit...
Peux tu modifier "cou" en "menton" ? Je me suis trompé. Désolé.
Bise et joyeux noël.
Sam
Merci pour ta contribution, Sam. J'aimerais lire la suite de l'histoire. C'est triste, un départ, le soir de Noël... Mais tout "ceci est une pure fiction", n'est-ce pas ? ;-)
Concernant le mot à remplacer, il m'est impossible de modifier un contenu, je peux choisir de le conserver ou pas. Si tu veux, tu le re-postes et je sucre le précédent...
Joyeux Noël mon ami. A bientôt, Steph
PS : c'est l'occasion pour moi de cuisiner mon plat préféré : le homard !
Samuel a dit...
Voici mon texte avec les 10 mots.
"Il ne fait pas de bruit en s’habillant, il s’est assis au bord de son lit et il se penche en avant pour nouer ses lacets.
Partir quand même se dit-il pendant qu'elle dort encore…
Elle est éveillée, elle a tiré le drap jusque sous son menton et ses yeux sont entrouverts. Son regard est fixé sur une tache au plafond, c’est une échappatoire.
Elle voudrait être ailleurs, cette tache est tranquille, moi je suis tourmentée.
Il va partir pense-t-elle, sans me dire au-revoir…
Il se lève doucement et s’approche du lavabo. Il prend le verre et le remplit d’eau. Quand le cachet qu’il laisse tomber dedans arrive au fond, de petites bulles remontent à la surface en tourbillonnant et l’eau devient trouble.
Elle a fermé les yeux. Elle sent qu’il s’approche. Elle entend le choc que fait le verre quand il percute le marbre de la table de nuit et puis quand tout redevient calme elle perçoit même le bruissement du cachet qui se dissout.
Quelle drôle de sensation ! C’est comme une parenthèse et elle n’ouvre pas les yeux pour bien en profiter.
Que fait-il ?
L’appartement est petit et il fait froid au dehors. La chaleur et la respiration de leurs deux corps, pendant toute une nuit ont laissé sur les vitres une buée qu’il efface nerveusement d’un revers de la main parce qu’elle empêche de voir au dehors.
« Enculé ! » lis-t-il sur le graffiti en lettres noires de la palissade qui est pile en face, sur l’autre trottoir. Il a le sentiment que cela s’adresse à lui.
Papa ! entend t il
Nora ? répond t il
Quand reviens tu ?
Je t’ai préparé ton médicament…
Tu es gentil
Il approche du lit le fauteuil à roulettes et se penche sur elle.
Je dois partir…
Stéphanie,
En relisant mon texte ce soir, je m'aperçois qu'il n'est vraiment pas top !
Problème de ponctuation, d'articulation, de narration même. Je me suis précipité pour envoyer ma contribution.
Bref, je me demandais; si je publiais ce texte (remanié) sur mon blog et que je soulignais 10 nouveaux mots, rebondirais-tu dessus pour écrire un nouveau texte ?
ça pourrait être sympa; une sorte de "cadavre exquis" , je pourrais ensuite à mon tour enchaîner avec 10 mots choisis par toi etc...
Sans oublier bien sûr l'aspect photo dont je parlais ici, y pas longtemps...
ça ferait vivre les blogs, ce ne serait pas mauvais même si nous ne sommes que toi et moi à jouer à ce jeu là.
Qu'en dis-tu ?
Bisou
Samuel
Très bonne idée, Samuel ! Je suis prête à jouer le jeu.
Tu sais, mon texte je l'ai écris en moins d'une heure, sans trop y réfléchir. Quand on revient sur un texte, on n'est jamais satisfait. En tout cas je le suis rarement, même chose pour les photos.
Comment étaient tes lasagnes ? Moi, je commence la grève de la faim dès aujourd'hui, je n'en peux plus de cette orgie de bouffe !
Steph
Les lasagnes étaient vraiment. délicieuses... Moi aussi j'entame cette grève... à partir disons de mardi 02/07 !
Toi, t'es bcp plus douée que moi pour l'écriture, moi, il m'a fallut plus que cela... de toute façon tu as raison on n'est jamais satisfait quoi qu'on fasse.
Bon, voila ce que je vais faire : publier ce texte sur mon blog et un lien vers ton blog avec les explications et je te préviendrai. D'ac ?
Samuel
Voila c'est fait...
biz
sam
Je ne croyais pas si bien dire lorsque j'ai évoqué la grève de la faim... Celle-ci s'est imposée d'elle-même, je n'ai rien avalé en 24h, à part Motilium, Imodium et Perdolan ! La sacro-sainte gastro d'après-fête ne m'a pas épargnée, avec tous les symptômes qui vont avec et la fièvre en prime ! A l'orgie de bouffe, j'ai laissé place à une orgie de télé toute la journée. Et c'est dans ces moments-là qu'on se rend compte que la publicité et les émissions tournent souvent autour de la même chose : la nourriture ! Au secours, je vais vomir ;-)
Je n'ai pas trouvé le lien sur ton blog mais c'est une super idée, merci. A bientôt, Steph
Oups, je me suis trompée de site (j'ai regardé sur le blog des réalisations plutôt que celui de l'indécis !). Je peux faire un lien direct ?
Bon Sang Steph !
T'écris plus vite que tu penses...
Je n'ai pas encore lu, je me le réserve pour tantôt...
Pas de souçi pour le lien.
A tantôt
Biz
--> L'indécis
C'est fait ;-)
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