08 juin 2006

Doudou !

Ces derniers temps, l'Olive est restée muette, en proie à quelques doutes qui amènent inévitablement à une certaine remise en question. Dans ces moments-là, l'isolement s'impose d'emblée, un tête-à-tête musclé avec ses propres démons... Heureusement, certains évènements aident à sortir de l'ombre. Et celui qui se profile à l'horizon semble incontournable : le Doudou, le rendez-vous annuel de tous les Montois ! Pas une année où j'ai fait l'impasse, pas même en période de blocus, c'est dire si cela me tient à coeur !

Pourtant, les jours qui précèdent cet évènement me plonge dans une euphorie paradoxale : tandis que l'excitation commence à se manifester, les angoisses se multiplient de manière démesurée. La peur de la foule, notamment, et de ses mouvements que l'on ne gère pas toujours. La peur du passé, qui ressurgit sans crier gare, sous les traits de X ou de Y. Mais à côté de cela, il y a des retrouvailles qui n'ont pas de prix, celles qui sont non-programmées et qui sont pour certains le fruit du hasard, et pour d'autres, c'est l'intuition qui opère, la magie de l'instant...

Les festivités démarrent ce vendredi en même temps que le coup d'envoi du Mondial. Celles-ci prennent tout leur sens lorsque l'on connait le folklore montois sur le bout des doigts. Sans trop me vanter, je pense être de ceux-là. Plus qu'une tradition, ce rendez-vous se fait l'écho d'une liesse populaire. La foule en redemande, et c'est tout le corps qui se met à vibrer, unie dans une seule voix, lorsqu'elle se met à scander les refrains montois.

Et quand Saint-Georges arrive enfin, sous une pluie d'applaudissements, le public ne tient plus en place. Il réclame le combat rituel qui l'affrontera au dragon. Rien n'est laissé au hasard, ni les coups de queue dans la foule, ni les coups de lance. Après une demi-heure de lutte intense, Saint-Georges viendra à bout du dragon avec son pistolet. La foule exultera alors le célèbre "Et les montois ne périront pas", tandis que les plus chanceux d'entre-nous arboreront déjà le crin porte-bonheur (arraché à la queue du dragon), en répétant : "El Biète est morte. In v'la co pou ein an " !

Je ne vais pas paraphraser davantage, car finalement c'est un peu comme les frites McCain : ce sont ceux qui en parlent le plus qui en mangent le moins. Et des frites, on va en manger des kilos ce week-end ! Quant aux bières, elles couleront à flots, au même rythme que l'urine dans les célèbres ruelles "à pisse" ! De quoi vous mettre l'eau à la bouche, je n'en doute pas un seul instant...

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Ce sera donc moi le premier à écrire un comm. sur ce post ?
N'a nié d'montois par çi ?
Bon, j'étais là, le dernier jour de la ducasse et la petite Olive était à côté de moi.
Le feu d'artifice, il était beau (la fin de soirée à l'Atelier ne l'était pas moins... )
L'Olive était contente, ça se voyait. J'étais content d'être avec elle. Elle prenait des photos et elle filmait les étoiles, les flèches de lumière, les gerbes de couleurs... C'était une petite fille ce soir là, avec des yeux émerveillés et remplis d'innocence.
Quelle belle fin de ducasse !
Merci Steph.
Je t'embrasse
Samuel

Ps : merci à toi aussi, celle qui vient lire mais n'écrit pas. Je ne te citerai pas, tu te reconnaîtras ;-)
Belle photo ! (Steph et moi sur la page du mardi de Zlepoizon...)
http://www.zlepoizon.com/steph/doudou2006/index.htm

Olive pourpre a dit…

Bonjour Samuel, c'était une bien beau doudou en effet. Et je pense ne pas me tromper en disant que c'était une "ducasse sans casse" pour une fois...

Et quelle apothéose, lorsque, parmi les milliers de personnes présents sur la place, le "hasard" a fait que nous étions à moins de 2m l'un de l'autre... Coïncidence ? Bien sûr que non ;-)
Et puis c'était très amusant de prendre ces photos sous le regard attentif de son "maître"... Cette année, j'avais pris mon pocket pour tout immortaliser et je ne le regrette pas. A tout bientôt, Steph

PS : la personne qui "lit et qui n'écrit pas" a bcp aimé ton msg et t'a trouvé très sympa...

Anonyme a dit…

Ah Steph, que dire en effet; y a des choses quelque fois, on s'demande... Si loin logiquement et si près bizarrement.
C'est sûr, il n'y a pas de coïncidence...
Biz à toi et à la lectrice anonyme.
Samuel