Le mois d'août s'égrène tout doucement. On aimerait savourer les dernières journées d'ensoleillement, mais il est impossible de déguster ce qui n'existe pas, à moins d'aller le chercher ailleurs. C'est ce que j'ai fait il y a peu mais la pluie m'a rattrapée. Août, ça rime pourtant bien avec coûte que coûte ? Et bien non, j'ai l'impression que cette fois, ça rime plutôt avec "pâté en croûte", voire "croûte" tout court en ce qui me concerne ! Car qui dit pas de soleil, dit cocooning. Et qui dit cocooning dit "encroûtage" (ce mot n'existe pas encore au dico mais c'est pour bientôt) ! Et pour l'encroûtage, c'est un peu comme pour le bâton de ce brave berger : il n'y a pas d'âge. Mais là, je m'éloigne des moutons.Et des moutons, pourtant, nous n'en sommes pas très loin. Car, mine de rien, nous sommes vachement conditionnés par toutes sortes de choses. Et cette dernière ligne droite d'août est un exemple parmi tant d'autres. Ainsi, exception faite de nos amis profs ou parents d'élèves, l'école n'est pour la plupart d'entre nous qu'un lointain souvenir. Malgré cela, septembre est synonyme de la rentrée. Et déjà, l'on peut entendre une cloche retentir au plus profond de nous-même... Une sorte de cloche imaginaire qui rassemble les troupeaux, dans un ordre et une discipline plus qu'aléatoire, avec une cadence propre à chacun de nous. Certains se cachent sous cloche, tandis que d'autres accourent à cloche-pied !
Dès lors, voici venu le mois de septembre, celui que l'on attend d'ailleurs au tournant puisque, statistiquement, il fait beau un mois sur deux en Belgique. S'ensuivra alors la traditionnelle série des mois en "-bre", ceux que l'on aimerait enfermer à double tour dans un tiroir secret... Et, en deux temps, trois mouvements, nos moufles et nos bottes seront ressorties du placard. Très vite, on ne parlera même plus de la pluie et du beau temps car les journées moroses auront sitôt fait partie du décor. Non, c'est pire que ça, les amis et connaissances se relayeront avec la sempiternelle question : "Et toi Olive, tu fais quoi le 31 ?" Le 31, je le zappe et c'est bien mieux ainsi, pauvre cloche !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire