Il y a quelques temps, j'avais tiré ma révérence sous forme de canular, à l'occasion du poisson d'avril. A l'époque, beaucoup avaient mordu à l'hameçon, tant et si bien qu'il m'arrive encore de croiser des personnes qui m'interrogent sur cette pseudo mission en Amérique latine. Loin de moi l'idée de tout plaquer et partir à l'autre bout du monde, pour quelque noble raison que ce soit. Prendre des virages à 180° et changer d'horizon, très peu pour moi ! Pourtant, ces derniers temps, celui-ci semble se modifier peu à peu...Rythmé par les saisons, le paysage se transforme inévitablement. En parallèle à cette métamorphose visuelle, certaines séquences se succèdent en boucle dans ma tête, telle une vieille bobine du cinéma muet. Sur cette bobine défilent des visages familiers, avec, en arrière-plan, quelques figurants anonymes. Parfois les rôles s'inversent, laissant la place belle aux inconnus dans l'avant-plan... De ce film muet, il y a à la fois tant et rien à raconter. Le synopsis est introuvable, sans doute parce que le scénario évolue de seconde en seconde...
L'écriture, c'est un peu comme le cinéma : plusieurs éléments sont nécessaires pour son bon fonctionnement. Outre de bons acteurs et un scénario en béton, la lumière tient un rôle majeur. En ce moment, ce ne sont pas les scénarios qui manquent, ni même les bons acteurs. Seule la mise en lumière est défaillante. Le spot ne parvient pas à se fixer sur un point en particulier. Il ne cesse de bouger, plongeant dans l'ombre ce qui doit être mis en évidence, illuminant brusquement un détail insignifiant du décor, pour ensuite éblouir ces pauvres acteurs qui n'en demandaient pas tant ! Ceci explique dès lors mon actuel syndrôme de la page (web) blanche...
Faisant abstraction de cela, je pourrais évoquer mon récent voyage initiatique à Marrakech, au cours duquel j'ai appris mille et une choses, parmi lesquelles une grande leçon de tolérance et de solidarité. Je pourrais ensuite exprimer mon agacement face à cette incontournable pollution visuelle pendant cette période électorale grotesque. Je pourrais aussi aborder le thème de l'amour, celui qui vous donne des ailes ou qui, au contraire, vous les plombe... Non, les scénarios ne manquent pas. Mais est-ce suffisant pour ne pas annoncer le clap de fin ici et maintenant ?
6 commentaires:
A silence can be painful. It’s been a few days since you posted your last entry of your almost one-year-old blog story. What are the thoughts running through your head now?: “Nobody cares?”, “They even did not notice my latest message?”, “Ok, that’s it! This is a statement, they don’t need me”.
No my dear friend. We all need you and I bet we all read your last entry and now we are simply trying to translate our thoughts into the words. Because words when spoken out fall deep into the heart… like the stones.
Me personally, I was always looking forward to your new messages. I was always checking for a new entry, and if there was none I was re-checking again and again until I found one ;-)
Being out there with your feelings and thoughts takes a lot of courage. Most of us are not ready to share with other (often strangers) our emotions and reflections.
As we all should follow our hearts I will respect your decision what ever it will be.
However if this is your last message of your diary I will miss your new ones enormously!!!
Bella, thank you for the post and the beautiful things you wrote.
The issue is not only in my hands, i'm not the only one to decide.
But nothing to do with local elections : there will be no electronic vote ;-)
Just a question of time and feeling... Winter is coming...
So wait and see, B.
The issue is not only in your hands but you can read this sentense (in french, please):
Quand elle fond,
la glace avec l'eau
se raccommode,
le voleur
m'a tout emporté, sauf
la lune qui était à ma fenêtre…
Isn't it beautiful ?
A blog to exchange a small thing is a wonderful thing !
kiss to you my favourite corresponding !
Three small dots ( The Indecided )
Toc, toc, toc... Le rideau se lève. Dans cette salle pleine à craquer, quelques visages familiers interpellent l'acteur. Ils ne piquent pas la place du souffleur, non, ils influent seulement sur les répliques... La pièce devient alors interactive.
Voici une autre définition du blog ;-)
PS : la glace fondue, c'est pas top. Quant à la lune, elle ne reste jamais bien longtemps à la fenêtre... sauf si tu changes de pièce bien sûr...
Bàt
Boh... t'es pas contente
Dommage :-(
...
Bien sûr que si, cher indécis ! Je le suis toujours quand je te lis, ne te méprends pas !
...;-)
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